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Case Studies

TITLE OF THE CASE STUDIES:

Harcèlement sexuel entre élèves à l'école primaire

SCENARIOS OF BULLYING EVENT::
  • Direct bullying
FACTUAL DESCRIPTION OF THE BULLYING EVENT:

Quand et comment l’événement a débuté ? comment l’école l’a détecté ?
Au cours de l’année scolaire 2009-2010, lors d’un voyage scolaire pédagogique, 3 élèves de 5ème année primaire ont infligé des sévices sexuels à des condisciples et obligé d’autres élèves à en infliger, sous peine d’être eux-mêmes victimes en cas de refus de participation.
Le harcèlement a perduré à l’école dans des lieux tels que les toilettes.

Les principaux acteurs impliqués
Trois garçons

Le type d’actes de harcèlement survenus
Agression sexuelle

La durée des événements
Pas d’informations précises. Probalement plusieurs semaines.

RESPONSE IMPLEMENTED:

Actions entreprises ? Stratégie mise en oeuvre par l’école pour combattre le fait de harcèlement ?
Une aide psychologique fût instaurée par l’école. Des professionnels de la maltraitance de l’enfance, rattachés au milieu scolaire, furent sollicités.
Après la période de crise, le planning familial fut sollicité pour réaliser en classe des animations à la vie affective, relationnelle et sexuelle.

IMPACT OF THE BULLYING ACTION:

Pas d’informations à ce sujet.

POINT OF VIEW OF VICTIM:

Leur perception des causes de l’événement de harcèlement ?
Pas d’information à ce sujet.

Ont-elles informé quelqu’un ?
Un parent a découvert des bleus sur le corps de son enfant. Jusqu’alors, aucun enfant n’en n’avait fait part à quiconque.

De quelle aide a-t-elle eu besoin et de la part de qui ?
Des professionnels de la maltraitance et de la prévention en matière de vie affective, relationnelle et sexuelle sont intervenus.

POINT OF VIEW OF BULLYING STUDENT(S):

Motivation et choix des victimes ?
Jeu, reproduction de faits vu sur Internet, sentiment de supériorité. Choix des plus « faibles ».

POINT OF VIEW OF OTHER STUDENTS:

Ce qu’ils ont fait et pourquoi ?
Ils ont coopéré avec les trois élèves harceleurs par peur d’être, à leur tour, victimes.

POINT OF VIEW OF TEACHERS:

Etaient-ils conscients de la situation ?
Non.

Comment ont-ils compris ce qui se passait ?
Suite à la plainte des parents

Qu’ont-ils fait ? Quelle coopération ont-ils reçue de la part des autres professeurs et du directeur de l’école ?
Ils ont été sollicités par le Pouvoir Organisateur et la direction pour participer aux rencontres avec la Police ainsi qu’aux réunions organisées avec les parents et la direction

POINT OF VIEW OF SCHOOL DIRECTORS:

Etaient-ils conscients de ce qui se passait ?
Non.

Qu’ont-ils fait pour gérer cet événement ?
La direction de l’école a fourni aux élèves une aide psychologique. Elle a organisé des rencontres avec des professionnels de la maltraitance de l’enfance, avec le Pouvoir Organisateur, la Police… Elle a sollicité le planning familial qui a réalisé en classe des animations à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
La direction a aussi sollicité les enseignants pour qu’ils participent aux rencontres avec la Police, les parents et les membres de la direction.
La direction a pris les mesures qui lui semblaient adéquates : les trois élèves à l’initiative des harcèlements et agressions sexuelles furent renvoyés de l’établissement scolaire.

POINT OF VIEW OF THE PARENTS OF THE PUPILS INVOLVED:

Ont-ils remarqué ce qui arrivait? Ont-ils été informés et par qui ?
C’est un parent qui a donné l’alerte après avoir découvert des bleus sur le corps de son enfant.

Ont-ils eu la possibilité de modifier la situation et comment ?
Les parents ont participé aux réunions avec les enseignants et la direction.

POINT OF VIEW OF THE COUNSELLOR IN THE SCHOOL:

Les conseillers rattachés au milieu scolaire ?
Ils ont été sollicités pour apporter une aide psychologique aux élèves.

Le conseiller externe ?
Le planning familial Infor Famille a été sollicité pour réaliser des animations à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
« En qualité d’animatrices en planning familial, notre mission est d’informer et de prévenir en matière de vie affective, relationnelle et sexuelle. La direction de l’école a fait appel à nous (en sachant que nous nous rendons chaque année en 5ème et 6ème année primaire afin d’aborder la puberté, la conception d’un enfant, les dangers du net, les relations amoureuses, les relations avec les parents, …) afin d’aborder spécifiquement le respect de soi et le respect d’autrui. Nous avons donc rencontré la classe de 5ème année devenue celle de 6ème année entre-temps, après la période de crise.
Notre travail consistait donc à renforcer le travail fait en amont précédemment et se rattachait donc plus à la prévention et à l’information claire et nette : les interdits, les sanctions, les personnes ressources, la gestion des conflits, Internet, la pornographie et son impact, le respect de son corps et de celui de l’autre.
Notre intervention fut ponctuelle. »

Propositions du conseiller externe pour améliorer la communication et la coopération ?
« Notre travail pourrait être plus pertinent s’il était plus récurrent et s’il s’inscrivait dans la durée. Hors, ceci ne relève pas du souhait de l’école. La gestion de l’état de crise fut correctement entreprise et gérée d’après nous, cependant, nous estimons que ce type de harcèlement aussi traumatisant puisse-t-il être, se doit d’être suivi en continu sur une plus longue période. »

POINT OF VIEW OF POLICY MAKERS:

Suite à la plainte des parents, le Pouvoir Organisateur de l’école est intervenu et a pris, avec la direction, les mesures décrites précédemment.

CONCLUSIVE DEDUCTIONS:

Sur la véracité du harcèlement ?
Peu d’informations sont apportées sur le harcèlement, probablement en raison du secret professionnel. Ce qui ne permet pas d’affiner l’analyse.

Sur les causes de l’événement et le mécanisme qui a rendu possible le phénomène ?
Le cas décrit paraît vraiment grave puisque les faits se déroulent dans le cadre scolaire, à l'insu de tout adulte de l'école.
La consultation d’Internet ainsi que des éléments de contexte géographique (les toilettes, par exemple) ont contribué au déroulement des faits.

Sur la réponse apportée par l’école ? Sur le type de réponse apportée par l’école (disciplinaire ou éducative) ?
L’école a géré correctement les victimes.
En ce qui concerne les agresseurs, l’école a opté pour une sanction disciplinaire, à savoir l’exclusion. Mais celle-ci ne garantit pas le suivi des jeunes.
Il aurait été judicieux que les agresseurs qui sont très jeunes bénéficient d’un suivi. Il est fondamental qu’ils prennent conscience de la gravité de leurs actes, qu’ils puissent intégrer en quoi leur comportement est inadéquat. Il faut les aider à trouver des alternatives à leur besoin de s’affirmer comme « les plus forts ».
La sanction est indispensable, mais ne donne pas de pistes de comportements plus adéquats à ces jeunes, qui risquent donc de recommencer dans d’autres lieux, surtout, s’ils n’ont pas perçu la gravité de leurs actes.

Les enseignements à tirés, les mécanismes de prévention à mettre en place pour que « cela n’arrive plus » ?
Plus encore qu'une prévention externe accrue, il faut souligner la nécessité de construire, au jour le jour, des liens de confiance entre éducateurs (au sens large) et élèves, ainsi que des dispositifs clairs d'écoute des élèves par des adultes de référence, disponibles et fiables (on sait qu'ils ne resteront pas inactifs). Ce qui implique une sensibilisation accrue de l’équipe éducative.
Un travail devrait être également fait au sein de l’école sur le fonctionnement et les dangers d’Internet.

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