Lifelong Learning Programme

This project has been funded with support from the European Commission.
This material reflects the views only of the author, and the Commission cannot be held responsible for any use which may be made of the information contained therein

Also available in:

"I Am Not Scared" Project

Homepage > Database > Good Practies List > Good Practice Form

Database

TITLE OF GOOD PRACTICE:

Encadrement des élèves

KEYWORDS:

Education, surveillance, encadrement, suivi, attention, dialogue

GOOD PRACTICE TYPOLOGY:

Projet d'école

TARGET GROUPS:

1300 élèves de l’école

WORKING GROUP COORDINATING THE INITIATIVE:

Institut Marie-Thérèse (IMT), Liège, Belgique.
Ecole catholique d’enseignement secondaire.

COUNTRY WHERE IT TOOK PLACE:

Belgique

LANGUAGE OF THE REVIEW:

French

DEFINITION OF TARGET GROUP:

Parents, Teachers, Young People.

DESCRIPTION OF THE GOOD PRACTICE:

Cette école offre une formation technique et professionnelle dans les domaines suivants : économie, sciences appliquées, arts appliqués, services aux personnes.


Choix d’établissement (direction et PO, en accord avec une majorité du corps enseignant) d’investir dans le personnel d’encadrement des élèves.


Dans cette école, presque 9% du nombre total de périodes professeurs (NTPP) est consacré à l’encadrement, alors que le décret de la Communauté française prévoit 3% maximum. C’est avec l’accord du conseil d’entreprise que l’IMT a pu dépasser ce chiffre.


Le personnel d’encadrement se compose d’auxiliaires d’encadrement (éducateurs, préfet de discipline, conseiller en éducation, …), ainsi que d’un nombreux personnel administratif (accueil, bibliothèque, régularité, activités extérieures, informatique, …) qui permet aux premiers de se consacrer entièrement à leur tâche éducative. En tout, 27 personnes se consacrent à l’encadrement des élèves.


Les auxiliaires d’encadrement interviennent de deux manières : prévention en début d’année scolaire, intervention immédiate dès qu’un fait précis est porté à leur connaissance.


Prévention en début d’année scolaire

Le préfet de discipline présente et anime, dans chaque classe, un PowerPoint préventif où sont notamment abordés les problèmes de harcèlement entre élèves.

Car, bien trop souvent les élèves harcelés se taisent ou ne parlent que lorsqu’ils ne contrôlent plus la situation et que le problème a pris des proportions insurmontables.


Intervention et sanction

Dès qu’un fait précis ou un événement est porté à la connaissance d’un auxiliaire d’éducation, il est pris en charge.

Il y a toujours un suivi quel que soit le problème, individuel ou collectif, et même s’il s’agit d’un fait mineur (ex. un élève se plaint qu’on lui prend toujours son bonnet à la récréation).

Il n’y a pas de pratique standardisée, mais une réponse au cas par cas.


Types de plaintes

Du plus bénin au plus grave : travaux non faits, brossage d’un cours, ... à brimades, insultes, bagarres, racket, ...


Gestion des plaintes

Elle se fait en plusieurs étapes :



  1. Première écoute des parties (élèves concernés, professeurs éventuels)

  2. Rédaction d’un “rapport d’incident”. Chacun des élèves concernés est invité à écrire sa version des faits

  3. Relecture du rapport avec l’élève et fixation définitive de la plainte

  4. Deuxième écoute des parties par le préfet de discipline

  5. Ecoute des témoins éventuels et fixation de leurs témoignages sur un “rapport d’incident”

  6. Rencontre ou contact téléphonique avec les parents, si nécessaire

  7. Fixation de la sanction


Le niveau de la sanction varie en fonction de la gravité du problème. Celle-ci peut aller de la simple remarque orale ou de la note dans le journal, à la retenue, l’exclusion dans l’école, l’écartement à domicile, voire l’exclusion définitive = renvoi.


La sanction est la solution de première intervention, mais, dans certains cas, elle ne résout rien et des mesures complémentaires doivent être imaginées : projet d’école avec l’aide du conseiller en éducation, conseil de classe, appel au PMS, appel au planning familial pour l’estime de soi, les relations sociales, affectives et sexuelles ou encore à la police ou l’agent de quartier si l’école à connaissance de phénomènes susceptibles de se produire à l’extérieur de son enceinte.


Dans les cas avérés de harcèlement sexuel, vol, insultes, violences, ... il est conseillé à l’élève de porter plainte et le préfet de discipline peut transmettre son dossier à la police.


Lorsque la gestion de la plainte s’avère difficile (le préfet ne voit pas clair dans le problème, ne voit pas comment intervenir, quelle type de sanction adopter, ...), il peut se faire aider par le “conseiller en éducation”.

Cette fonction a été créée par l’école. Elle est exercée par un professeur expérimenté.


Le conseiller en éducation remplit une double mission :



  1. Médiateur interne : conflits entre élèves ou entre professeurs. C’est à ce titre qu’il peut assister aux entretiens de gestion des plaintes et conseiller le préfet de discipline sur la (ou les) réponse(s) à apporter. Par exemple, un projet d’école ou de classe, comme le projet “accroche-toi” pour remotiver les élèves.

  2. Mission de décryptage. Ex. Il reçoit en entretien individuel tous les élèves majeurs de 3ème et 4ème année.


RESULTS:

Quand les auxiliaires d’éducation interviennent, le problème est définitivement résolu. Il n’y a pas de représailles entre élèves par la suite.

Les véritables problèmes de harcèlement entre élèves sont très peu présents (seulement 2 cas en 2010, alors que beaucoup de situations conflictuelles auraient pu y aboutir).

INDICATORS:

Detection protocol, Intervention protocol, Disciplinary methods, Classroom management, Whole-school anti-bullying policy, Peer support.

EVALUATION:

Cet exemple montre une véritable politique d’école, orientée à la fois vers la prévention et l’intervention, qui réduit considérablement les faits de harcèlement au sein de l’école (et même en dehors de ses murs).
En réagissant au moindre fait rapporté, le dispositif mis en place dans l’école permet de désamorcer les situations conflictuelles qui pourraient dégénérer en phénomènes de harcèlement plus sévères.
Il faut cependant reconnaître que toutes les écoles ne peuvent pas (ou ne veulent pas) se doter d’un dispositif aussi impressionnant (27 personnes consacrées à l’encadrement des élèves).

pages

COMMENT:

Site de l’école http://www.imt-liege.be/qui_sommes_nous.html

NAME OF COMPILER:

Martine PRIGNON

NAME OF INSTITUTION:

INFOREF

ROLE:

Réalisation de projets

I Am Not Scared Project
Copyright 2017 - This project has been funded with support from the European Commission

Webmaster: Pinzani.it